Nous voilà réveillé, nous sommes le 14 juin, je dois reprendre le train à 16 h52. Je ne veux pas sortir, je préfère rester dans ses bras, me faire caliner.Nous parlons de notre prochaine rencontre.Cette fois, c'est lui qui viendra chez moi. On arrête une date, le 10 juillet. On se rassure l'un et l'autre en se disant que l'on s'écrira, qu'il y a MSN, nos blogs à tous les deux, le téléphone, mais au fond de moi, je sens que çà ne suffira pas. Je lui dis que je l'aime, mais je me contrôle, il ne doit pas encore savoir à quel point, c'est trop tôt. Je me rends compte que ce que je ressens pour lui me fait très peur, j'ai peur de l'aimer trop fort, peur de le perdre, peur de moi-même, de ne pas supporter son absence, je ne veux pas souffrir. Pour la première fois de ma vie , je suis vraiment heureuse, pourquoi devons nous nous séparer ? Dans ma tête, tout passe. Que faire ? L'amour l'emporte, je l'aime trop pour ne plus jamais le revoir. Toute la journée nous resterons amoureusement blottit l'un contre l'autre à nous aimer, nous embrasser, mais qu'est-ce que les heures passent vite. Il est temps maintenant de se préparer pour partir vers la gare. Je parle peu, je pense beaucoup. J'ai une boule dans la gorge, çà me pique au coeur, oui l'amour çà pique et çà fait mal, je lui ai dis cette nuit, et je le ressens très fort ce matin. Nous partons, toujours main dans la main, nous arrivons à la gare du Nord, le train pour Valenciennes n'est pas encore arrivé. Nous allons boire un café, et nous attendons. Nos regards en disent long, plus la peine de parler, nous nous comprenons, mais à nouveau on se rassure.Voilà le tgv est entré en gare, il ne me reste plus que quelques minutes avant mon départ. Il vient avec moi déposer ma valise dans le train et nous redescendons sur le quai, nous nous embrassons, je ne dois surtout pas craquer, qu'est-ce que j'ai mal, je dois le quitter maintenant. Il me dit je t'aime, je lui dis moi aussi, dernier baiser, l'annonce du départ pour Valenciennes vient d'être annoncer, je monte, je le regarde, les portes se ferment , le TGV part...